Kingsman : Le Cercle d’or de Matthew Vaughn – Le retour des espions britanniques

© Twentieth Century Fox France

En 2015, sortait Kingsman : Services Secrets. Le film de Matthew Vaughn était fun, totalement surprenant, décomplexé et pouvait se targuer d’être une franche réussite. Et à Hollywood, qui dit réussite, dit suite, et c’est donc ainsi que Kingsman : Le cercle d’or est arrivé sur nos écrans.

Désormais agent de Kingsman à plein temps, Eggsy vit une belle romance avec sa princesse suédoise Tilde. Mais une nouvelle menace mondiale pointe le bout de son nez, sous la forme du Cercle d’Or, un puissant cartel de drogue dirigé par la diabolique Poppy. Pour faire face, Eggsy et Merlin vont devoir s’allier avec leurs homologues américains du Statesman.

Kingsman : Le cercle d’or empeste la surenchère. A force de trop vouloir surpasser le premier opus, cette suite devient presque une parodie d’elle-même et sombre dans certains écueils dont l’original se moquait ouvertement.

© Twentieth Century Fox France

Le scénario est l’endroit où le bat blesse réellement. Là où le premier pétillait par son aspect surprenant, Le Cercle d’Or fait plus dans le gras et le vulgaire – cette très gênante (et très longue) séquence au festival de Glastonbury me pique d’ailleurs encore les yeux. Les gadgets sont omniprésents et servent à tout justifier, même le retour aberrant de certains personnages, ce dont le premier film se moquait à gorge déployée. Fini également l’humour un peu collé-monté et cynique du premier opus : ici les blagues un peu bouffies et rarement très fines tombent souvent à plat.

Heureusement tout n’est pas noir et Kingsman : Le cercle d’or reste un divertissement acceptable. La mise en scène de Vaughn est sur vitaminée mais toujours lisible. La caméra virevolte lors des scènes d’action et nous fait vivre les combats et les courses poursuites comme des danses élégantes et resplendissantes. Une esthétique léchée qui accompagnée d’une BO entrainante et d’un rythme qui ne faiblit jamais nous permet de ne pas nous ennuyer lors des 2h20 du film.

Et n’oublions pas une petite mention spéciale à Julianne Moore qui s’amuse comme une gamine en méchante et à Pedro Pascal qui illumine chacune de ses scènes d’action, tout comme la Sofia Boutella du premier film.

Kingsman : Le cercle d’or est décevant mais il n’est heureusement pas complétement nul. Espérons que, si épisode 3 il y a, on reviendra à l’essence du premier opus et qu’on laissera derrière nous les errances scénaristiques du deuxième.

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