Le Crime de l’Orient-Express de Kenneth Branagh – Treize suspects pour un meurtre

© Twentieth Century Fox

Les nombreuses œuvres d’Agatha Christie ont souvent été adaptées, que ce soit au cinéma ou à la télévision, que ce soit de manière brillante ou dans un style moins inspiré. Le roman Le Crime de l’Orient-Express figurant parmi les plus connus ne pouvait donc y échapper – et c’est cette fois-ci le réalisateur britannique Kenneth Branagh qui se charge de mettre en image les aventures d’Hercule Poirot.

Alors que le détective Hercule Poirot voyage vers Londres dans le somptueux Orient Express, un meurtre est commis. Une avalanche ayant immobilisé le train, le directeur du train demande à Poirot résoudre cet assassinat. Mais lequel des 13 passagers peut bien avoir commis ce terrible acte ?

© Twentieth Century Fox

La patte de Kenneth Branagh se voit dès les premières minutes du film. La mise en scène est d’une élégance un peu kitsch mais splendide et théâtrale à souhait. Les plans séquence évoluent tels un personnage dans le train, les plans en plongée soulignent l’intensité d’une scène – celle de la découverte du corps est à ce titre surprenante mais ingénieuse -, et les cadrages font une utilisation sage des miroirs et réflexions. Le Crime de l’Orient-Express est donc d’une grande beauté esthétique – qui se confirme par la reconstitution sublime du train ou encore les plans d’extérieur enneigés.

Mais au-delà de la magie plastique du long-métrage, le charme de l’œuvre d’Agatha Christie est absent et Le Crime de l’Orient-Express peine à passionner. Le suspens ne fonctionne pas, la tension est, elle, plus présente dans la scène d’ouverture à Istanbul que dans tout le reste du film, et les scènes d’interrogatoire successives de tous les personnages sont très inégales et accentuent encore le sentiment d’ennui. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas et l’atmosphère de suspicion paranoïaque que nous aurions aimé ressentir est absente. Du côté des personnages, on peut également déplorer que certains – comme la missionnaire de Penelope Cruz, la princesse de Judi Dench ou le couple de comtes – soient totalement mis au placard. Reste que le casting est dans son intégralité plutôt convaincant, que ce soit Michelle Pfeiffer en délicieuse veuve ou Kenneth Branagh dont néanmoins on peut déplorer l’accent et la moustache gargantuesque.

Un honnête divertissement, beau, mais pas passionnant.

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