Wonder de Stephen Chbosky – Une petite bouffée de bonheur

© Studiocanal

En 2013, je dévorais le livre de R.J. Palacio, Wonderdont je vous avais parlé avec amour ici. Alors forcément quand j’ai vu que ce très joli roman était adapté à l’écran par Stephen Chbosky, je n’avais qu’une seule idée en tête, aller le voir.

August Pullman a 10 ans et il va faire sa première rentrée à l’école. Né avec une malformation du visage, il va devoir s’intégrer dans un collège où il ne connait personne. Mais se fondre dans la masse quand on est différent n’est pas facile, et la vie d’Auggie parmi les collégiens ne va pas être toujours facile.

L’histoire, bien que légèrement altérée par moment vis-à-vis du matériau d’origine, garde la même puissance. Le parcours d’August, ce petit garçon courageux, intelligent et passionné de sciences et de Star Wars, est évidemment le centre de l’histoire. Mais au-delà du combat quotidien de cet enfant pour surmonter le regard des autres, s’intégrer et se faire des amis, on nous parle aussi des gens impactés – le plus beau portrait étant celui de sa sœur qui malgré son amour pour son frère, ne peut s’empêcher de se sentir abandonnée par des parents dont l’attention se porte d’abord et avant tout sur Auggie.

© Studiocanal

Wonder dans sa version film s’attarde malheureusement moins sur le personnage de Julian, le garçon qui martyrise Auggie, et se voit doté d’une fin honteusement dégoulinante, deux points qui sabrent un peu le génie qu’avait le roman de R.J. Pallacio.

Wonder peut également compter sur Jacob Tremblay, qui livre en dépit de son jeune âge, une interprétation sidérante et émouvante, sur un duo Julia Roberts / Owen Wilson, inspiré et d’une efficace simplicité, et sur un casting de jeunes acteurs naturels et talentueux. La réalisation de Stephen Chbosky tourne d’ailleurs entièrement autour de ses acteurs, et sait s’effacer derrière son sujet.

Tous ces éléments combinés donnent naissance à un film profondément optimiste, et positif, qui réchauffe le cœur et qui dont la poésie reste avec nous bien au-delà du générique final. Wonder fait du bien, une petite touche de douceur dans un monde de brutes.

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