The Mist, saison 1 – Dans la brume lointaine

© Spike TV

Les adaptations de Stephen King sur petits ou grands écrans, sont aussi nombreuses que de qualité variable. Mais dans le cas de The Mist, elle m’avait tapé dans l’œil avec sa bande annonce à tel point qu’elle avait figuré parmi les tous premiers #OnVeutVoir du blog.

Dans la bourgade de Bridgeton, une brume mystérieuse s’installe. Rapidement, les habitants se rendent compte que ce dense brouillard est un véritable danger pour quiconque s’aventure dedans. Alors pour Kevin Copeland, commence un dangereux périple pour retrouver sa femme et sa fille, dont il est sans nouvelle depuis l’arrivée de la brume.

Annulée après cette seule et unique saison, The Mist est un mélange de franches bonnes idées et de creuses idioties.

© Spike TV

Rapidement, le premier épisode se présente comme une très longue introduction de personnages imbuvables et ridiculement stéréotypés et d’intrigues secondaires aussi peu intéressantes que la couleur des chaussettes de votre voisin de classe en CM2. C’est mou et sans grande saveur, et ça se propage dans l’intégralité de cette saison 1 de The Mist. Cette faible écriture et cette velléité de s’attarder lourdement sur cette histoire de viol qui sonne creux donnent lieu à de très pesantes séquences et obligent les scénaristes à recourir à de multiples reprises à des deus ex machina aussi affligeants que pénibles.

Heureusement, l’arrivée de la brume masque un peu ces imbécilités. L’étude d’une société qui perd ses repères, les conventions humaines qui explosent, la montée du fanatisme quel qu’il soit, les limites de l’humanité face à la volonté de survire, tous ses thèmes sont plutôt bien fichus et apportent de belles séquences : le duel dans la brume et plus généralement le basculement du personnage de Nathalie – excellente et glaçante Frances Conroy – ou le passage autour d’atroces expérimentations dans l’hôpital.

Cette dichotomie bascule dans le positif lors d’un dernier épisode assez explosif qui donnerait vraiment envie de rempiler pour une saison 2. Dommage que le début de The Mist n’ait pas réussi à avoir cette intensité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.