Les Filles du docteur March de Greta Gerwig – A l’ombre des jeunes filles en fleurs

© Sony Pictures Releasing France

Si tu n’as jamais lu le roman de Louisa May Alcott, Les Quatres Filles du Docteur March, tu as surement du déjà voir l’une de ses nombreuses adaptations en films ou téléfilms, tant elles sont légions. Bref, c’est un grand classique et ce n’était qu’une question de temps avant qu’une nouvelle adaptation cinématographique ne voit le jour. Et cette fois-ci c’est Greta Gerwig qui est aux commandes de ce Filles du Docteur March.

On retrouve donc les 4 filles March – Meg l’ainée, belle et calme, Jo la deuxième, impulsive et rebelle, Beth la troisième, timide et généreuse, et Amy la benjamine, capricieuse et passionnée – et nous suivons à deux périodes de leur vie, leurs histoires, leurs conflits, leurs amours et leurs passions.

Alors cette millième adaptation, comment est-elle ? Eh bien finalement plutôt originale. Greta Gerwig choisit de mêler les deux époques de l’histoire, les entrelaçant pour en mettre certains aspects en valeur. Cette nouveauté sert parfaitement le message « féministe », donne lieu à de très belles transitions et permet de donner du rythme mais affaiblit la force et la beauté de certains passages dramatiques de l’histoire et a tendance à complexifier et à alourdir les 2h10 du long métrage.

© Sony Pictures Releasing France

Les Filles du docteur March est également très joliment mis en scène, et contient des scènes magnifiquement filmées et éclairées. Les scènes de danse notamment vous envouteront. Et ce ne sont pas les seules : le casting est vraiment bon. Meryl Streep bien sur est impeccable, mais c’est surtout Florence Pugh qui m’a bluffé. En jouant Amy, elle n’a pas hérité d’un personnage facile et elle s’en sort très bien.

Mais Les Filles du docteur March n’est pas sans faiblesses, et parfois des faiblesses assez handicapantes. Souvent la musique se fait mélodramatique et accentue de manière pachydermique ce qui n’avait pas besoin de l’être. Parfois l’histoire s’essouffle, semble s’égarer, et manque d’emphase dramatique et d’émotion. Et certains personnages sont finalement assez risibles – coucou Docteur Louis Garrel. C’est dommage, et même si l’on passe un agréable moment, il est fort probable que le film ne nous marque pas vraiment.

En revanche, on sort de la salle avec une question passionnante : quelle fille du Docteur March sommes-nous ? Et laquelle aimerions-nous être ?

 

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